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Dans ce livre, on retrouve beaucoup d'éléments qui ont marqué la vie de nos parents ou nos grands-parents, ainsi que la vie passée du ¨bon vieux temps¨.
C'est une grande fresque sur la vie traditionnelle dans la Vallée du Saint-Laurent.
L'auteur Jean Provencher a commencé par écrire chacune des saisons en quatre volumes. Il en a fait un seul volume contenant beaucoup d'iconographies couleurs de tableaux peints par des artistes ayant vécu ces périodes.
C'est la vie dans la vallée du Saint-Laurent du XIXe siècles, avant l'avènement du chemin de fer, du catalogue et du magasin à rayons. Les habitants devaient vivre de façon artisanale appelant la débrouillardise, le travail intense, des bons bras et beaucoup de solidarité entre voisins.
On y trouve une excellente narration du carême dans les périodes du 17e et 18e siècle, selon les règles de l'Église catholique et du Petit Catéchisme du diocèse de Québec. L'Église a grandement évolué, en voici un extrait : ¨Le mercredi des Cendres commence la longue période de jeûne. Dans son Catéchisme du diocèse de Québec publié en 1702, Mgr de Saint-Vallier écrit que jeûner, c'est s'abstenir de l'usage de la chair, se contenter d'un seul repas, sur le midi, d'une légère collation le soir. Un habitant de l'Île d'Orléans, s'avise de consommer de la viande sur semaine, dénoncé, il est traduit en cours, condamné à être attaché au poteau public durant trois heures, puis amené à la porte de l'église, se mettre à genoux, demander pardon à Dieu, au Roi et à la Justice et verser une amande de 20 livres aux œuvres pieuses de la paroisse¨. Par la suite le carême est adouci, manger de la viande quatre jours sur sept comparativement à aujourd'hui, à peine deux jours de jeûnes durant le carême, observé uniquement par les personnes qui en sont au courant. L'Église à grandement évolué et encore.
Pour mieux connaître l'auteur, Jean Provencher est natif de Trois-Rivières, à fait ses études à Trois-Rivières, Laval et Paris, il est historien de formation. Naturellement, il travaille avec Denis Vaugeois et Jacques Lacoursières dans de différentes publications, ce qui en fait un historien très à point sur la vie quotidienne de notre région en ses périodes de nos ancêtres.
Pour tous les fervents de l'histoire de tous les jours, de la vie religieuse, sociale, intergénérationnelle, c'est un livre à lecture facile, bien écrit et qui tient en haleine.
Bonne lecture.
Roger Ménard, dp
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